Le concept de « Rantanplan pédagogique »

Vous me connaissez, je suis sans cesse à l’affût des bonnes idées, de nouvelles ruses pédagogiques et d’activités aussi motivantes qu’efficaces pour les élèves. Pour cela j’ai un précieux réseau d’enseignants très productifs sur Twitter et Facebook et toute une série de blogs de collègues, sites d’infos ciblées éducation… mais il y a aussi dans mon arsenal une arme secrète redoutablement efficace pour débusquer des perles, c’est ce que j’appelle mes « Rantanplans pédagogiques ».

Je m’explique : comme vous le voyez sur l’illustration, Rantanplan est utilisé en quelque sorte comme « anti-boussole » par Lucky Luke pour retrouver les Daltons. En effet, le chien le plus bête de l’ouest, au lieu de flairer la piste des Daltons comme il se doit, indique systématiquement la direction opposée. Il permet donc quand même à Lucky Luke de déduire la direction à suivre, ce qui peut s’avérer au final très efficace !

J’ai donc moi aussi mes « Rantanplans pédagogiques », ceux qui hurlent d’horreur devant quelque chose qui va me plaire et porter aux nues ce que je dois me préparer à combattre. Repérer leurs coups de cœur et coups de gueule peut donc s’avérer extrêmement productif, je l’ai vérifié à de nombreuses reprises…

Attention, ce n’est pas si simple, il faut les choisir constants (très important !) et parfaitement à l’opposé de ses propres valeurs. De plus je mets un point d’honneur à ne jamais les suivre directement (vive les listes Twitter), à ne pas leur faire de publicité en parlant d’eux et j’évite autant que possible de donner de l’audience plus que le strict nécessaire à leurs sites et forums et… ce n’est pas si aisé.

Parfois je m’amuse en pensant que je suis peut-être moi aussi, à mon tour, leur « Rantanplan pédagogique » car, quand on y réfléchit, on est tous le Rantanplan de quelqu’un d’autre !

Crédit image : Achdé

6 réflexions au sujet de « Le concept de « Rantanplan pédagogique » »

  1. Amusant comme ruse, et pourtant en pédagogie, je n’arrive pas à me convaincre qu’il y ait « un bon chemin » à suivre. Comme dirait l’autre, l’important n’est pas l’objectif, mais je chemin parcouru. Et sur la vie d’un élève, je trouve cela positif, pour répondre à l’individualité de chacun, de parcourir des chemins très différents, du cours magistral exigeant à la séance déjantée de construction collaborative…

    J’aime beaucoup justement entendre tous les avis pédagogiques, y compris les plus extrêmes, pour comprendre les inspirations et les attentes de chacun. La pédagogie est aussi un travail sur la matière humaine, pas seulement sur un processus d’apprentissage, c’est bien cela qui en fait une réflexion intéressante, à l’éclairage de sa pratique et des élèves qu’on a devant soi (d’une année sur l’autre, mes propositions n’ont pas le même écho de la part de mon groupe…).
    Certainement un caractère un peu « normand » et bienveillant qui me pousse à croire que chacun cherche le meilleur pour l’autre, y compris les collègues qui semblent aller dans un esprit bien différent du mien.

    Mais si ça tombe, je suis l’un de tes « Rantanplan », si c’est le cas, je me sauve à grande vitesse ! 🙂

    1. Merci Jyaire pour cette réflexion…

      Tu n’es pas un de mes Rantanplans pédagogiques pour 2 raisons : d’abord je suis souvent d’accord avec toi (pas tout le temps mais souvent) et en plus tu n’es pas assez constant et arrêté (ce n’est pas un reproche, hein !) pour avoir une chance d’en être un.

      Tu as un profil autre, de ceux qui me poussent à réfléchir, à remettre des choses en question ou à affûter mes arguments, et c’est aussi très précieux !

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